Les droits de l'homme, droits humains, ou droits de la personne, désignent un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'ethnie ou la nationalité.
Selon cette philosophie — combattue ou éclipsée au XIXème et au XXème siècles par d'autres doctrines — mais à laquelle les évènements de notre temps redonnent une singulière actualité, l'homme, en tant que tel et indépendamment de sa condition sociale, a des droits « inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés » et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir. Ainsi, le concept de droits de l'homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la « vocation historique » d'une caste, d'une race, d'un peuple, d'une classe ou d'un quelconque groupe social ; incompatible tout autant avec l'idée que la construction d'une société meilleure justifie l'élimination ou l'oppression de ceux qui sont censés faire obstacle a cette édification [2].
Les droits de l'homme sont donc des prérogatives reconnues aux individus, considérées comme essentielles à la démocratie et à la paix, par conséquent généralement reconnues par des normes de valeur constitutionnelle et/ou par des conventions internationales, afin que leur respect soit assuré, si besoin est même contre l'État.
L'existence, la validité et le contenu des droits de l'homme sont un sujet permanent de débat en philosophie et en sciences politiques. Dès 1791, dans ses Vindiciae Gallicae — ouvrage publié en réponse aux Réflexions sur la Révolution française d' Edmund Burke, parues l'année précédente — le philosophe britannique James Mackintosh (1765-1832) exprimait le point de vue philosophique d'un Libéral sur les évènement de la Révolution française jusqu'au printemps 1791. Les excès des Révolutionnaires et de la Terreur l'amenèrent quelques années plus tard à s'opposer à eux et à rejoindre Burke dans sa critique, mais sa défense initiale des droits de l'homme constitue un témoignage intéressant du point de vue d'un Whig cultivé à cette époque, représentatif de la philosophie libérale issue du Siècle des Lumières.
Légalement, les droits de l'homme sont définis dans les lois et conventions internationales, et en plus dans les lois internes de nombreux États. Cependant, pour beaucoup de gens, la doctrine des droits de l'homme s'étend au-delà des lois et forme une base morale fondamentale pour réguler l'ordre géopolitique contemporain.